ROCK IT BLACK / ROCK DIED IN ART!!!!!

ROCK IT BLACK / ROCK DIED IN ART!!!!!
Ce jour d'avril 1994, il fallait peut-être que Cobain se suicide pour que d'autres tentent de percer. Le 05 avril, le grand prêtre du grunge meurt. Le 11 avril, un groupe de jeunes mancuniens sort son premier single : « Supersonic ». Sur scène, Liam Gallagher dédicace le titre « Live Forever » à son l'idole déchu. Oasis est né dans la drogue, le sexe et l'ennui d'un Manchester comateux depuis la mort des Stone Roses. Peu de revendications sociales chez Noel Gallagher, si ce n'est de manière timide dans "Up in the Sky" (Definitely maybe). Pourtant, le premier album du groupe mancunien touche les quartiers les plus défavorisés en Angleterre.

Le Rock est intrinsèquement lié aux évolutions de la culture noire. Le mimétisme en est même troublant. Le Hip-Hop a bout de souffle, vers quelle contre-culture se tourner ?


L'ECOLE DES FANS

La «Star Academy» cru 2004 vient de débuter en France. Le Easy listening est à l'honneur. Aucune saveur, aucune racine, aucune aile. Il y a quelques mois, sur la petite chaîne qui avait coutume de monter, une autre émission de pseudo «Télé-réalité musicale» primait un certain Steeve. Le Grunge à l'honneur ? La Rock Académy ! ! ! ! Dans quel espace la LUTTE peut-elle s'exprimer face aux poids des Majors ? Inutile de s'étendre sur le cas Steeve Estatof. Le trentenaire en colère tout de même référence à certaines racines en reprenant le célèbre « Le Sud » de Nino Ferrer. Voici comment débute cette chanson de celui qui voulait «être noir»: «C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane».
Un ersatz de référence à l'une des plus grande influence du rock : le BLUES.


FATALISME

Là où le blues a été une véritable soupape de sécurité face à la colère (et jadis face au suicide. Les noirs américains avaient typiquement un taux de suicide inférieur à celui des autres groupes ethniques. Les vingt dernières années témoignent d'un changement dans cette situation) le rock a très vite fait exploser les soupapes.
Au sortir de la Seconde guerre mondiale, l'intelligentsia noire ne voit dans le blues qu'un art. D'autres y voient même l'acceptation pure et simple de la ségrégation qui coure encore dans les villes américaines des années soixante. Dans le Blues, le « FATALISME REVOLUTIONNAIRE » (Léon Trotsky) a fait place à un « fatalisme raciste ». Voilà pourquoi cette magnifique musique n'avait plus sa place dans l'Amérique des années 60 et dans les combats des Noirs américains qui ont accompagné ces heures cruciales. À cette époque, le rock ne suit donc pas un mouvement musical mais tout simplement le combat même des Afro-américains.
Que reste-il aujourd'hui ?

# Postato sabato 04 settembre 2004 21:26

Modificato giovedì 19 maggio 2005 16:09

ROCK IT BLACK / ROCK DIED IN ART -suite-

ROCK IT BLACK / ROCK DIED IN ART -suite-
THE MESSAGE ? (Sex, Drugs and...)

Sexe ? Nos sociétés n'ont jamais été aussi pudibondes contrairement aux mythes que l'on veut bien nous faire avaler. Le rock n'y échappe pas contrairement au Hip-Hop. Même si 50 Cent et consort prônent une sexualité brute et mettent en évidence leurs liens avec les réseaux de prostitution, P.I.M.P. En France «C'est 1 pour le nesbi, 2 pour les tchebis.» (Expression Direkt). Rien de nouveau depuis les textes pornographiques chantés par les Noirs dans les fermes pénitentiaires ou les « Share-croppers » (Aux Etats-Unis, à l'esclavage aboli en 1863 succède le share-cropping : un système guère différent du servage dans la mesure où le métayer noir continuait de cultiver des terres pour le compte des riches propriétaires blancs.). Ces textes porno que l'on appellent les « Douzaines » avait un sens caché qui permettait aux néo-esclaves d'insulter leurs bourreaux.

Drogues ? Durant les années 60, La consommation de drogues douces (et particulièrement de marijuana) a joué un rôle catalyseur pour des milliers de jeunes qui ont participé au phénomène de la CONTRE-CULTURE. La drogue un catalyseur, le PSYCHÉDÉLISME une tendance lourde. Ce qui fût aussi le cas pour la marijuana (prohibée dans les années 1920 aux Etats-Unis) et le Jazz. Plus tard, le Rap se réappropriera cette chère Marie-Jeanne tout en dénonçant dans les années 80 les ravages du crack.

Quels sont les messages aujourd'hui ?
Depuis Rage Against the Machine ? Que font les enfants de cet avatar du rock ? Linkin Park, Limp Bizkit sont d'énormes machines à vendre. Certains textes laissent transparaîtrent les malaises d'une certaine classe sociale américaine. Là où Zack de la Rocha se brisait les cordes vocales en assenant par ses textes les crimes des gouvernements américains envers la communauté noire ou amérindienne, que font les héritiers ? Ils suivent la voie de l'égoïsme forcené en traitant des sujets plus proches de la séance chez le psychologue (pour petit-bourgeois) que du véritable militantisme.


2004 : LE ROCK A-T-IL SUIVI LES EVOLUTIONS SOCIALES ?

Au Québec, à l'Université de Laval, un professeur enseigne l'histoire du rock (tiens on ne l'a pas contacté pour la Star' Ac ?). Serge LACASSE a quelques théories. Il a mis en parallèle l'évolution de la musique rock avec les mouvements sociaux de l'époque. Par exemple, il constate et démontre que l'explosion du rock dans les années 50 est intimement liée à la montée des mouvements des droits pour les Noirs aux États-Unis.
Mais depuis le 11 septembre, qui se fout des combats des Noirs américains ? Et comme le rappelle Michaël Moore dans «Fahrenheit 9/11 », il y avait aussi une vie politique avant le 11/09. Une vie politique accompagnée de ses discriminations. Comme ces milliers d'Afro-américains raillés des listes électorales pour permettre aux Républicains de passer aux élections présidentielles de 2000.
Dans ce contexte annihilant, que fait donc le rock ? Aux Etats-Unis, pas grand chose vous en conviendrez. En France ?Le groupe No one is Innocent signe son dernier album « Revolution.com » chez Universal. On nous dira qu'ils n'avaient pas le choix. On nous répètera que pour faire la REVOLUTION il faut faire partie du système. Bertrand Cantat se destine à continuer ses concerts, en prison. Damien Saez vient de sortir son nouvel album. Entre poésie surréaliste et hommage à Noir Désir. La Mano Negra n'est plus.


WHAT'S HAPPENING ?

En 1971, un cycle se termine pour le rock. Des groupes comme Pink Floyd n'y pourront rien. La culture bourgeoise récupère la musique populaire en la privant de son caractère fondamental : son accessibilité.
En 1978 Sex Pistols donnent des sueurs froides à la royauté anglaise qu'ils qualifient de « fascist regim ». Cinq ans auparavant, aux Etats-Unis, Clive Campbell alias DJ Kool Herc, jamaïcain d'origine a l'idée géniale de poser deux exemplaires de chaque disque sur deux platines. Quand le «break» touche à sa fin sur une platine, il embraie avec le début du même passage sur la seconde platine. La « Breakdance » vient d'être inventée. Ce n'est qu'en 1979 que les ondes du monde entier diffusent « Rapper's delight » de Sugarhill Gang, le premier rap officiel de l'histoire de la musique. Grandmaster Flash et NWA ne tarderont pas. Alors les Sex Pistols auront déjà laissé la place aux Pixies et à Nick Cave.

Le 6 décembre 1969, le rock est-il mort avec Meredith HUNTER? Sous les yeux de Mick JAGGER?
« La Négritude du rock » (voir l'excellent bouquin de François BÉGAUDEAU sur Jagger), le métissage essence même du mouvement, a-t-elle cessé en 1969? Ou lorsque les Beatles ont commencé à se couper du monde pour faire des « chefs-d'oeuvre », de l'art qui accouchera du terme de POP culture?
En 1994, Nirvana meurt, Oasis né.
En 2004, Cantat chante en prison, Damien Saez lui rend hommage à l'extérieur.
Chez l'Oncle Sam, le rock-FM est roi, le Rap annihilé de son essence déçoit.
Où sont les CONTRE-CULTURES? Dans la rentrée littéraire et la course aux prix ?
Dans l'éternel retour de Madonna, toujours « virgin » ? Dans les multiples pseudo de Prince ? Dans les tréfonds du New-York décrits par Hubert Selby Jr ?

Nt1bel -05 septembre 2004-

# Postato sabato 04 settembre 2004 21:22

Modificato mercoledì 23 maggio 2007 00:34

ALGER-PARIS-WASHINGTON : Fahrenheit 451

ALGER-PARIS-WASHINGTON : Fahrenheit 451
Les Français n'ont pas fini de glousser et de s'indigner en regardant le documentaire de Michael Moore : " Fahrenheit 9/11 ". Il a en effet totalisé 481 841 entrées en 214 salles pour ses cinq premiers jours d'exploitation. C'est d'ores et déjà un succès. Chacun ira de son commentaire sur ce gouvernement américain et ses allures de " Big Brother ". Depuis Orwell, Huxley et Bradbury, on pense savoir reconnaître une dictature, ou une démocratie qui commence à en avoir les traits caractéristiques. Selon les mots de Max Weber dans : " Le savant et le politique ", le moyen décisif en politique est la VIOLENCE. N'oublions pas la corruption. Et pour cela, le président Jacques Chirac n'a rien à envier à Dick Cheney et G.W Bush. Les liens de la France et de l'Arabie Saoudite sont entrain d'être mis au goût du jour par quelques journalistes chevronnés.
Le documentaire de Moore commence sur ces élections américaines tronquées de décembre 2000. Laissons donc les Etats-Unis et passons de l'autre côté de l'Atlantique. Et plus précisément en Algérie, ainsi qu'en France. Si la famille Bush est montrée du doigt pour ses liens avec la famille royale saoudienne et les Ben Laden, penchons-nous sur les relations entre les États algérien et français.

BIENVENUE EN " FRANÇALGÉRIE "

84,99% ! Le candidat Abdelaziz Bouteflika a réalisé un score honorable aux élections présidentielles algériennes d'avril 2004. " Ce serait plus simple si l'on était dans une dictature. " (G.W Bush à propos du " Patriot Act "). Or là, nous sommes bien dans une dictature militaire. Bienvenue en Algérie, bienvenue dans en " FRANÇALGÉRIE ".

En ce mois d'avril, du côté de l'Élysée, les petits mots doux ne suffisent pas pour féliciter Boutef. Le privilège de Jacques Chirac sur Bush et les autres dirigeants? Les visites de courtoisie. Le jeudi 15 avril 2004, le président de " tout les Français " s'est donc rendu à Alger pour une visite éclair à son " homologue " (Ben Ali en est encore jaloux). Alors qu'aux Etats-Unis, l'élection de Bush fils avait été légitimée par la Cour Suprême (organe hautement légitime bien sûr), en Algérie, Jacques Chirac décida de jouer ce rôle. Nous voilà repartis pour des années de bonheur et de commerce.

Lundi 28 juin 2004, peu de journalistes se sont déplacés à l'Assemblée Nationale pour assister à l'intervention du président du Front de forces socialistes (FFS), Hocine Aït-Ahmed. La conférence-débat intitulée : " La Françalgérie, tabou de la République française " a pourtant fait l'étalage des grands maux qui sclérosent l'État algérien. Mais les médias français préfèrent pointer du doigt les Etats-Unis ou commenter l'Euro 2004.
Cette conférence au Palais-Bourbon faisait suite au livre de Jean Pierre Rivoire et Lounis Aggoun publié en avril aux éditions de la Découverte : " Françalgérie, Crimes et mensonges d'Etats ". Je vous invite à visiter le site :

http://www.algeriawatch.org/fr/article/pol/conf_manif/haa_francalgerie.htm
pour savoir ce qui s'est dit lors de ces débats initiés par Noël Mamère.
Les positions de monsieur Hocine Aït-Ahmed peuvent être discutées (le terrorisme algérien depuis 1990 n'est-il que le fruit des services secrets algériens ?). Mais pour en revenir à Orwell et au totalitarisme, voici cette phrase dite ce 28 juin par celui qui fût l'un des neuf fondateurs du FLN : " Le maintien de l'état d'urgence justifie un réel verrouillage des libertés d'expression et de participation. " Parfaite illustration des méthodes du pouvoir algérien, ou comment maintenir un pays en état de " guerre perpétuelle ", de peur sans interruption. Et nous en avons la preuve depuis le 11 septembre. Dix ans durant, la junte algérienne n'avait jamais soupçonné l'existence de liens entre Al-Qaïda et les groupes intégristes algériens. Le 12 septembre, tout avait changé...

Les Américains aujourd'hui, comme la France hier et aujourd'hui, ont " acheté " d'autant plus ce " discours " que l'Eldorado pétrolier et gazier algérien devient incontournable par ces temps de turbulence au Proche et Moyen-Orient. La boucle est ainsi bouclée : pour des raisons différentes et une concurrence désormais affichée, la France et les États-Unis convergent au moins sur un point : depuis le 11 septembre, le régime algérien est intouchable et notre pays semble voué à être une exception à jamais.
La prétention de George W. Bush à imposer un " Grand Moyen-Orient " en pleine occupation de l'Irak et abandon de la Palestine a, certes, quelque chose de surréaliste. Mais que penser de l'amendement principal qui a conduit le gouvernement français à tempérer son opposition radicale à ce " Grand Moyen-Orient " lors du dernier G8 ? Quelle modification les Français ont-ils obtenue ? Que le projet américain ne fasse plus état de l'aide aux oppositions et aux sociétés civiles de la région, arguant qu'il fallait travailler essentiellement avec les États. Un discours qui rappelle étrangement celui de nos dictateurs.
Quant à la liberté d'expression, les arrestations des journalistes Mohamed Benchicou et Hafnaoui Ghoul confirment le cap suivi par les autorités algériennes. Heureusement, Le mardi 13 juillet, lors d?une conférence de presse tenue à Alger, le ministre des Affaires étrangères français, Michel Barnier, a annoncé qu'il avait évoqué avec les autorités algériennes la question de la liberté de la presse. Initiative de taille.

La « Françalgérie » représente ces liens particuliers entre la patrie de Messali Hadj et celle de Camus. Des relations qui font suite à la décolonisation et qui expliquent le silence, voire l'approbation de la France face aux années de plomb algériennes et aux massacres de près de 200 000 Algériens depuis 1992.
Car tout cela n'est rien à côté du « nerf de la guerre ».

# Postato sabato 17 luglio 2004 11:28

Modificato sabato 21 gennaio 2006 08:09

Alger-Paris-Washington : Fahrenheit 451 (suite)

Alger-Paris-Washington : Fahrenheit 451 (suite)
LA COURSE POUR LE « GRAND MOYEN-ORIENT »

Dans Le Canard enchaîné du 8 juillet dernier, Claude Angeli écrivait que le 15 avril 2004, alors qu'il était en visite à Alger, Jacques Chirac aurait déclaré à Boutef son intention de " mettre en chantier un accord en matière de défense ". " L'ambition de l'Élysée, ajoute le même journal, est (...) d'aller plus vite que les Américains ". Après le 14 juillet, on ne perd pas de temps du côté du gouvernement français. Deux ministres français en visite officielle à Alger à quelques jours d'intervalle et un troisième annoncé pour la fin du mois. Le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, était à Alger lundi 12 et mardi 13 juillet. Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, est en Algérie les 17 et 18 juillet. Cette dernière a d'ailleurs affirmé, à l'aéroport Houari-Boumediène, que des rencontres avec les représentants de la société civile étaient prévues. Uniquement dans le cadre de la Défense et des Droits de l'Homme ? À suivre... Enfin, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Economie et des Finances, est attendu pour la fin du mois.
Mais la patrie de monsieur Walker Bush accélère également son emprise sur ce que les Faucons ont décidé de nommer le Grand Moyen-Orient . Autrement dit, un territoire -comprenant les nations arabo-musulmanes- qui s'étendent du Maroc au Pakistan. À propos du royaume alaouite, Le 15 juin dernier, le représentant des États-Unis au commerce extérieur, M. Robert Zoellick, et le ministre délégué aux affaires étrangères et à la coopération du Maroc, M. Taib Fassi-Fihri, ont signé un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Maroc. Pour illustrer encore un peu plus la place que les Américains prennent au Maghreb, notons le rôle que joue James Baker au sujet du Sahara Occidental. Le problème sahraoui oppose le Maroc et l'Algérie. Michel Barnier le sait. C'est la raison pour laquelle, lors de sa visite à Alger, il a préconisé un " nouvel élan " dans le dialogue algéro-marocain. Les Français prennent encore une fois peu de risque. Tandis qu'en Espagne, les déclarations faites par le Premier ministre espagnol, Luis Zapatero, en visite à Alger le 14 juillet, ont soulevé un tollé général dans son pays. Il a préconisé d'autres solutions pour le conflit du Sahara occidental, alors que l'Espagne s'en est tenue jusque-là au plan Baker. Voilà un début pour éviter que le " Plan Baker " soit la seule alternative inérante à la question du Sahara occidental. (James Baker a démissionné de son poste. Il a été remplacé par Alvaro de Soto).


Quant à l'Algérie, même si les visites de courtoisie ne sont pas le privilège de G.W Bush, ses armes sont tout aussi convaincantes.
Mais avant cela, voici juste une observation faite sur un site internet. Alors que de nombreuses ONG basées en Algérie dénonçaient en avril les fraudes électorales, voilà ce que l'on pouvait trouver sur le site : http://www.algerie-elections.levillage.org. :

" L'agence américaine "the Economist Intelligence Unit" (EIU), spécialisée dans l'étude du risque-pays, a indiqué, dans une analyse publiée vendredi, que "le fait même que l'Algérie tienne une élection présidentielle pluraliste distingue le pays de la plupart des Etats arabes". À propos des perspectives des relations entre l'Algérie et les Etats-Unis, l'agence soutient que "les liens algéro-américains continueront à se renforcer. "

Une agence américaine qui valide ces élections truquées ? Troublant. Pas tant que ça au fond. Avec plus d'un milliard de dollars investis ces dernières années, les États-Unis représentent les premiers investisseurs étrangers en Algérie. La Maison-Blanche s'est empressée, à l'annonce de la réélection de Bouteflika, de féliciter ce dernier cordialement. Les relations Washington-Alger se normalisent donc après des années moribondes.


L'ALGERIE DES SOUS-SOL


" Les capacités de traitement des hydrocarbures pourraient encore être développées : en matière de raffineries, la capacité actuelle de traitement du pétrole brut est de 21 millions de tonnes et l'Algérie n'a pas l'intention de construire de nouvelles raffineries. La pétrochimie se limite à l'heure actuelle à la production de 250 000 tonnes d'éthylène, de méthanol, de polyéthylène et de PVC pour une valeur de 700 millions de francs. Une unité de polyéthylène haute densité est en construction en coopération avec une entreprise espagnole. Sonatrach essaye de trouver des financements internationaux pour un très important programme de développement de sa pétrochimie. "
" Notre pays représente 11,5 % des approvisionnements français en hydrocarbures et plus de 20 % de ses achats de gaz. Notre pays maintient, ainsi, son rang en tant que 14e client de la France et de son 17e fournisseur. La part de ce pays dans le marché algérien se situe aujourd'hui autour des 25 % ". (Le Jeune Indépendant 5 juin 2004)

Les sous-sols algériens sont sous exploités. Le pays manque de moyens pour optimiser les extractions de pétrole. Voilà pourquoi la France et les Etats-Unis ont engagé depuis des années une bataille commerciale féroce afin de faire main basse sur l'un des pays africains les plus riches, potentiellement.

Une fois de plus, les intérêts économiques l'emportent sur les Droits et de l'Homme. Et cela au Maghreb, comme dans le reste de l'Afrique. Bien que le journaliste du Monde, Stephen Smith, pense que l'emprise des anciens pays coloniaux n'explique pas la chute vertigineuse d'un continent entier, son point de vue n'est pas partagé par tous les Africains (exilés ou non).
" Fahrenheit 9/11 " montre les liens qui lient depuis des décennies les Etats-Unis à l'Arabie Saoudite. En France, la Société française d'exportation de systèmes avancés (Sofresa), société privée agissant pour le compte de l'Etat français, est en train de devenir le bras armé de la France pour les grands contrats d'exportation, militaires, mais aussi civils. Et cela en Arabie Saoudite et en Libye, entre autres.

http://www.algeria-watch.de
http://fr.allafrica.com

Nt1bel (Juillet 2004)

L'EXPRESS, le 04/04/2005 :
« En quelques années, l'Algérie est devenue l'un des principaux alliés des Etats-Unis dans la région et le président Bouteflika tient à conserver ce statut. Sans pour autant démocratiser le régime. D'où l'attrait du modèle tunisien: un pays tenu, une population docile et les faveurs de Washington »

# Postato sabato 17 luglio 2004 11:15

Modificato mercoledì 20 aprile 2005 05:38