SOMMAIRE éthéré du Skyblog Antoine75


- RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : Machines désirantes contre Nature : Version Courte
- Introduction au blog Nt1bel : Afrique, tout juste un mythe? : Mai 2007
- RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : Machines désirantes contre Nature :Décembre 2006
- LES PASSIONS DU MYTHE : Virus Mythologiquement Transmissibles (VMT®) :Juillet 2006
- LA CRISE MYTHIQUE : la Foire aux Mythes :Décembre 2005
- NO SATISFACTION! GiMME FIGHT : Mai 2005
- L'ALGÉRIE : UNE SEULE VOIE, UNE SEULE LANGUE : Avril 2005
- THE FIRE NEXT TIME ?La mémoire de la traite transatlantique mise en vente : Mars 2005
- L'EMPIRE N'A JAMAIS PRIS FIN : Novembre 2004
- ROCK IT BLACK / ROCK DIED IN ART : Septembre 2004
- ALGER-PARIS-WASHINGTON : Fahrenheit 451 : Juillet 2004
- Père du Burkina Faso : THOMAS SANKARA (1949-1987) : Juillet 2004
- COLLANE... MON AMOUR! : Mai 2004
- L'ART DE LA LIBER: Janvier 2004
- BENNY LÉVY 1945-2003 : Octobre 2003
- LA SOLITUDE DES ANCIENS... chronique de l'oubli ordinaire :Août 2003
- DEAL! : Juin 2003
- « Unité! Unité! » : Juin 2003
- Dialogue entre fesses ; «STILL» : Juin 2003
- 28 Jours plus tard... The End is Extremely *** NIGH : Juin 2003
- THE MESSIANIC MATRIX : Mai 2003
- LA MALADIE DE l'ISLAM : Mai 2003
- UN PASSE QUI NE PASSE PAS : Mai 2003

Nt1bel

# Posté le mardi 18 décembre 2007 05:34

Modifié le jeudi 04 juin 2009 04:33

Introduction au blog Nt1bel : Afrique, tout juste un mythe?

Introduction au blog Nt1bel : Afrique, tout juste un mythe?
Le monde s'est effondré en mondovision sous les regards implacables de millions de téléspectateurs. Alors que la mythologie occidentale évangélise et missionne ses fous de foi à tour de croix, l'Afrique de la rue, le berceau de nos pleurs et de nos raisons, s'éteignait une fois encore.

Au commencement belle Afrique, ceux là même qui refusèrent les Tables des Lois pour mieux exterminer le Peuple-Sisyphe que l'on nomma « Elu », ces êtres aux origines garanties Pures Essences aux Extraits d'huiles essentielles et au Ph blanchâtre, tes anciens violeurs Afrique ; ce matin, ils ont mis fin à tes souffrances ancestrales. Au XVI siècle de leur ère, ils t'ont nommée. Depuis que le Verbe existe, nommer c'est contrôler. Tu es devenue une aire sombre et Primitive, un tombeau de sable pestilentielle et contagieux. Dors tranquillement à présent car en ce jour de châtiment public, Afrique tu es exsangue. Tes veines portaient bien en elle ce sang rouge, ta semence était blanche et ta raison nègre. Seulement voilà, avant même de pouvoir reconstruire ta mythologie, ils...nous t'avons éventrée de bon matin avec l'Epée d''Excalibur, sceau de la Réalité made in Vatican. Et puisque la réalité est ce qui subsiste, y compris lorsque l'on cesse d'y croire, belle Afrique tu n'as jamais été.

Le souffle des civilisations Nègres brûle dans un autodafé visible depuis les premières étoiles colonisées, alors que l'équivalent de cinquante bibliothèques d'Alexandrie était réduit en cendres, Wolof, Ibo et Ashanti disparaissaient. Quelle farandole mortuaire! Ce matin Afrique, te voilà reléguée sous les exemplaires du recueil des mythes platoniciens. « L'AFRIQUE, CE MYTHE » ne dépassera pas les 500 exemplaires vendus à sa publication, les dieux seuls savent quand.

Nt1bel

# Posté le mercredi 23 mai 2007 10:04

Modifié le dimanche 27 mai 2007 13:21

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : Machines désirantes contre Nature (version courte)

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : Machines désirantes contre Nature (version courte)
AGAPE & EROS : DEUX VISAGES, UNE MEME HAINE DE LA NATURE

Le bonheur vécu au sein des sociétés de consommation est paradoxal car incomplet. Pour le sociologue Gilles Lipovetsky, notre siècle marque l'avènement de l'hyperconsommation. Une terre brûlée où les modes de vie et les goûts de l'hyperconsommateur « dépendent du système marchand ». Ces modes de vie sous influence d'une propagande commerciale permanente déterminent en partie les risques d'un bouleversement du climat.

La publicité se sert habilement de la vague de l'Eros qui a chamboulé l'Occident au XXe siècle. Voitures et parfums stigmatisent en publicité tous les clichés. La presse magazine ne cesse de multiplier les suppléments « Sexe » et les récits de lolitas à la sensualité précoce. Le magazine français Isa voyait l'année 2007 comme une « année du Moi ». L'enseigne Virgin Megastore illustre son éphémère slogan « La culture du plaisir » en nous montrant une femme nue.
L'Ero-tisme, l'auto-érotisme. Et un désintérêt pour la Nature évident.

L'Amour est devenu selon D.H Lawrence un processus dont « nous avons fait un but ».
Dorénavant, l'équation est la suivante : L'amour a été complètement remis en question dans les premières années du XXe siècle. L'érotisme est à l'½uvre dans toutes nos productions de machines désirantes. L'Eros et le pathétique sont partout. Ce n'est pas la sexualité qui inonde nos sociétés mais l'exposition à outrance de l'érotisme : le désir à tout prix. Les cultures portent en elles l'érotisme comme la nuée porte l'orage.


DENI DE LA FEMME, RENIEMENT DE LA TERRE
La domination masculine de Pierre Bourdieu reprend l'idée que les femmes demeurent des « instruments symboliques », et ce depuis que l'inceste est devenu le Tabou fondateur de nos civilisations. Tout a été fait pour oublier que jadis le matriarcat fût. Il existerait d'ailleurs un corrélat entre la notion de sacrifice et le passage du matriarcat au patriarcat. Imaginez donc tous ces attributs qui recouvrent aujourd'hui la condition masculine et la servitude féminine :
- La virilité comme démarcation de la mère, puis comme déni de la femme. Ou comme l'écrivait Bourdieu, « Qu'est-ce qu'en définitive la virilité sinon une non-féminité ? »
- La femme comme capital symbolique
- Le corps de la femme comme matrice, « limite de l'expérience universelle du corps »
- Le vagin comme fétiche (y compris avec le culte de l'orgasme féminin)
- L'acte sexuel comme domination, le Phallus comme Totem
- La masculinité comme noblesse
- La féminité comme « complaisance à l'égard des hommes »

Et la liste est loin d'être exhaustive. Il en va ainsi du patriarcat, de cette mythologie élaborée autour de la fécondité agraire, de la métallurgie et du travail et du sacrifice.
La « sexualisation » de notre environnement transforme la Terre en utérus malléable et aboutirait selon Mircea Eliade à l'axiome suivant : « La création est un sacrifice » La Terre ne cesse d'être sacrifiée, labourée, brûlée, mise en jachère.

Au mythe d'une Terre servile répond celui de l'abolition des douleurs, la référence absolue des hyperconsommateurs. D'une main nous vénérons le travail, de l'autre nous tentons de sublimer les souffrances physiques ou psychiques. Un transfert semble s'effectué : notre illusion d'immortalité aurait-elle migré vers la Planète Bleue , supplantée par le furieux syllogisme : Si je ne souffre pas, je suis immortel. Puisque je suis immortel, la planète que j'habite l'est aussi.


IMMORTALITE DU CORPS, NEANT DE L'AME
Le corps de la femme n'est plus le seul à revêtir une dimension monétaire. Nos carcasses sont toutes de véritables produits et « l'artifice médical, l'artifice psychiatrique, l'artifice esthétique valent l'assurance contre l'échec qui restituerait au corps sa part de réel, d'aléa, de risque » ainsi que l'analyse Hervé Juvin dans son essai L'avènement du corps .

Quel rapport nous direz-vous entre cet avènement du corps comme révolution temporelle et notre Terre ? Le déni de réalité, le narcissisme poussé à son paroxysme. Nous avons quasiment supprimé, au sein des sociétés postindustrielles, une souffrance physique qui constituait jadis le tribut à payer pour cultiver les terres. Aujourd'hui, nos petites morts quotidiennes doivent être pensées et pansées dans la minute. Tout processus doit pourtant comporter une genèse, un développement, une stagnation, une chute et une fin.
Si nous n'avons pas le luxe de regretter les mythes primordiaux, l'absence de rites significatifs, notamment en milieu urbain (le zoo humain), nous laisse sans repères. Nous pensions Gaïa immortelle, inépuisable. Elle nous le rend bien.

ETRE OU AVOIR
La philosophie de l'Histoire est d'inspiration chrétienne. Avec elle, le culte du Progrès a vu le jour dans les limbes pontificaux. Aujourd'hui, nous voilà otages de l'instantanée conception : le présent. Le Métrosexuel nie la terre nourricière et les saisons. Il nie ou a tout oublié. Le psychologue social Serge Moscovici définit nos sociétés comme étant contre-nature. Voici ce que le pionnier de l'écologie déclarait au journaliste Stéphane Lavignotte en 2000 :
« La plupart des changements sociaux sont l'½uvre des minorités. De mon point de vue, le mouvement écologiste est une minorité. Pas seulement du point de vue de la quantité mais aussi du point de vue de la psychosociologie, il devrait se considérer comme une minorité. »

L'auri sacra fames (l'avidité pour l'or) et la chrématistique ont bâti nos habitudes de consommateurs et les fondations de nos tombeaux. Depuis la « révolution copernicienne », et malgré les 3 Critiques de Kant pour refondre une métaphysique, le culte du Progrès n'a eu de cesse de s'accroître.Progressus, ou l'action d'avancer, mais dans quelle direction?

CONCLUSION : NOUS N'AIMONS PLUS CETTE TERRE ET ELLE NOUS LE REND BIEN
Le changement est un miroir aux mille facettes : consuméristes, physiques, psychiques, politiques, industrielles, religieuses, morales, éthiques, collectives et avant tout individuelles. Les solutions seront appliquées par le noyau incandescent du genre humain (L'Ego) et son champ magnétique (La Famille).

Le paradoxe d'une révolution écologique est ainsi posé : nos émotions nous ont poussés vers des sommets, puis dans une impasse. Seule une foi immodérée en cette planète nous sortira du labyrinthe.
Nous voilà pourtant tout juste amoureux de nos reflets. Narcisse prenait des leurres pour la réalité. Dante, au Paradis (Chant III), imagine la réalité comme étant un leurre. Face au réchauffement climatique, quelle posture sera la nôtre? Nos appétits ont toujours été des préalables à la survie de l'espèce. Mais aux rouages ancestraux est venu s'ajouter l'Agapê chrétien (Epitre de Paul : « N'aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde ») ou encore l'Eros vu par les romantiques du XIXe siècle. Sublimation de la souffrance par la souffrance (christianisme), abolition de la souffrance par le plaisir (érotisme). Une haine de la Nature, deux visages.
Allons-nous attendre sur le Rivage des Syrtes que l'eau charrie Messie et Déluge ? Ou allons-nous suivre Montaigne et son « rien si beau et légitime de faire bien l'homme et dûment » ?


QUE TOUT CHANGE POUR QUE RIEN NE CHANGE

Nt1bel

# Posté le mardi 18 décembre 2007 05:28

Modifié le samedi 05 janvier 2008 19:02

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : Machines désirantes contre Nature-Intro- Décembre 2006

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : Machines désirantes contre Nature-Intro- Décembre 2006
N'hésitez pas à cliquer sur les liens dont l'article est truffé et à parcourir la liste non exhaustive qui figure dans la dernière partie de l'article. Souvenons-nous qu'il n'y a pas de solution miracle à la menace d'un réchauffement climatique, mais une combinaison de ressources parmi lesquelles l'énergie éolienne, les centrales thermiques solaires, les cellules photovoltaïques, le nucléaire, l'énergie géothermique, la dé-carbonisation des transports (éthanol, hydrogène, Phytorestauration, véhicules hybrides...).


DU PRINCIPE D'INERTIE EN INTRODUCTION
« Chaque progrès donne un nouvel espoir, suspendu à la solution d'une nouvelle difficulté. Le dossier n'est jamais clos »
Claude Lévi-Strauss

Bienvenue sous la thermosphère où l'équilibre est en péril. Gaïa flambe et les annonces se multiplient. Le Réseau Action Climat propose 10 mesures à l'attention de mesdames et messieurs les présidentiables 2007. Un minimum qui devient un luxe à l'écoute des timides mesures proposées par le Premier Ministre français, Dominique de Villepin, le 13 novembre dernier. Outre-Manche, l'horizon climatique s'élargit pour englober le genre humain : Ten years to save the planet from mankind selon la journaliste de l'hebdomadaire britannique The Observer, Gaby Hinsliff . Dix ans et 5 mesures d'urgence : zones de « non vols » aériens, biocarburants... Le gouvernement anglais tenait à marquer quant à lui sa mobilisation vis-à-vis du Global Warming en publiant, fin octobre, le Stern Report. Un document officiel de 600 pages qui évalue, à hauteur de 5 % à 20 %, la baisse du PIB mondial si une politique d'indolence persistait face au réchauffement climatique. Une perspective qui pourrait coûter 5 500 milliards d'euros . Par ses travaux, la classe politique britannique refuse la propagande américaine au sujet d'un péril économique lié aux mesures anti-pollution. Inversion axiologique ! Il y a bien péril économique selon le rapport Stern, mais il est frappé du sceau de l'inaction.

Nous le voyons, plus une nation a le sens du mythe moderne (comme outil de propagande ; j'espère que les précédents articles vous auront fait sentir la différence entre mythes antiques et fables modernes), et plus ses choix seront suivis par le plus grand nombre. L'idéologie américaine est encore au c½ur du sujet, l'Europe elle n'est pas en reste. Les Etats-Unis d'Amérique représentent 30% des émissions de CO2. Par une propagande massive et globale, Think Tanks avisés et autres lobbies font du réchauffement climatique une fantaisie, affublent le péril économique d'une réalité intangible. Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis, emploie d'ailleurs le mot mythe pour dénoncer la propagande faite autour du spectre du déclin. A l'inverse, Philip Stott, professeur émérite de biogéographie à l'Université de Londres (co-auteur de Ecologie politique : la Science, le Mythe et le Pouvoir) parle de « mythe nécessaire » pour dénoncer l'idée de réchauffement climatique en Europe. Voyez donc à quel point les armes sont les mêmes.

Terra Mater aurait un jour ou l'autre traversé l'un de ces portails magiques climatiques (magic gate). Mutatis mutandi. Mais c'est bien l'ère de l'Opulence, du zoo humain, la surexposition de l'Eros qui épuisent nos ressources, empêchant ainsi les habitants des principaux pays pollueurs d'entendre le mot rareté. La géopolitique est pourtant fille du Dieu Rare : pétrole, eau, gaz, tout se paye comptant.

Le principe d'inertie est notre devenir :
Le repos n'est qu'un mouvement partagé
Parce qu'entre corps qui partagent le même mouvement rien ne change

A SUIVRE...

# Posté le mercredi 13 décembre 2006 18:53

Modifié le mardi 18 décembre 2007 03:53